• Un F16 belge s’écrase en France: les pilotes sont vivants

    Belga
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    Un F-16 belge biplace qui participait à un exercice s’est écrasé jeudi à la sortie de Pluvigner, dans le département français du Morbihan (ouest de la France), a annoncé le journal régional Ouest-France sur son site internet. La Défense a confirmé l’accident dans un communiqué. Les deux pilotes sont en vie, précisent l’armée belge ainsi que la préfecture du Morbihan.

    «Cet avion qui avait décollé de Florennes se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué (Morbihan). Il n’était pas armé et son chargement est en cours d’expertise», indique la préfecture. Deux personnes se trouvaient dans l’avion. Elles ont pu faire usage de leur siège éjectable. Les deux militaires sont vivants, confirment tant la Défense que la préfecture.

    L’un des deux militaires s’est toutefois trouvé bloqué sur une ligne à haute tension (250.000 volts).

    Sur place, le préfet du Morbihan a déclenché le centre opérationnel départemental (COD) ou «Cellule de crise» à 11h15. Un périmètre de sécurité de 500 mètres a été mis en place autour du site du crash et la gendarmerie est sur les lieux pour sécuriser la zone. Quarante sapeurs-pompiers et 20 engins de secours sont mobilisés, précise encore la préfecture, qui demande au public «de respecter ce périmètre de sécurité».

    L’avion s’est écrasé à 50 mètres d’une habitation, ajoute Ouest-France. Dans le choc, la façade nord d’une maison a été touchée. Les habitants ont été évacués.

  • La situation de Nethys débattue ce jeudi au Parlement (direct)

    La situation de Nethys débattue ce jeudi au Parlement (direct)

    La commission des Pouvoirs locaux s’est réunie ce jeudi à 14h30 pour débattre du dossier Nethys. Un débat que vous pouvez suivre en direct via ce lien.

    Le ministre Pierre-Yves Dermagne a d’emblée annoncé sa décision de confier à son administration une mission de contrôle et d’investigation dans le cadre de l’article L3116-1-1 du Code de la Démocratie locale et de la décentralisation. Une longue de listes de questions est partie ce jeudi matin chez Enodia et Nethys. Des réponses sont attendues vendredi prochain chez le ministre. Appel sera également fait à un cabinet d’avocats spécialisé ainsi qu’à l’inspection des Finances pour analyser ces réponses.

    Germain Mugemangango, chef de groupe PTB, est le premier à avoir pris la parole ce jeudi, en réponse à l’intervention de Pierre-Yves Dermagne : « On voit que rien n’a changé et que les pratiques sont toujours là. C’est pourquoi je demande d’organiser des auditions, et notamment d’avoir l’occasion d’entendre madame De Bue ainsi que les membres du conseil d‘administration à savoir Messieurs Moreau, Meyers, Fornieri mais aussi Madame Targnion. »

    Le chef de groupe cdH, François Desquenes, a lui aussi demandé à ce que Madame Targnion ainsi que les responsables de la société Nethys et de l’intercommunale Brutélé puissent venir exposer leur point de vue.

    Partenaire du PS dans la nouvelle majorité, le MR a tempéré les demandes : « On ne peut pas leur reprocher de céder les activités concurrentielles. Ce serait dramatique pour l’emploi qu’à un moment, ce qui est peut-être bien fait ne puisse pas se réaliser. Soyons attentifs en ce compris sur des règles de droit commercial, en matière de concurrence, d’appel d’offres… »

    « La procédure doit se faire dans l’ordre des choses », a confirmé Monsieur Luperto (PS). Selon le député socialiste, il convient de répondre à plusieurs questions : « La cession des actifs a-t-elle été faite au juste prix ? Y a-t-il eu ou non conflit d’intérêts ? Les procédures ont-elles été respectées ? »

    Stéphane Hazée, chef de groupe Ecolo, est le dernier à être intervenu. Très mobilisé sur le dossier lors de la législature précédente, il a rappelé que « les communes avaient besoin de la Région pour que l’intérêt public puisse être préservé ». Là aussi, plusieurs questions à la clé : la concurrence n’a-t-elle pas été faussée ? La valorisation a-t-elle été correctement effectuée ? Quid des Editions de l’Avenir ? La décision de vente est-elle bien entre les mains des pouvoirs locaux ?

    Ce lundi, le chef de groupe Ecolo avait déjà affirmé que « l’urgence, aujourd’hui, c’est de faire appliquer les recommandations de la commission Publifin », alors que le deal conclu en mai dernier entre Nethys et le fonds américain Providence à propos de la reprise de VOO, resté secret jusqu’à vendredi dernier, suscite de nombreux remous.

    Le cdH avait demandé, quant à lui, la mise en place d’une nouvelle commission d’enquête parlementaire. « Je suis surpris de cette requête qui apparaît comme de la surenchère politique », avait commenté M. Hazée. « Nous avons déjà eu une commission d’enquête, qui a abouti à des recommandations précises de nature à résoudre le problème qui se pose à nous aujourd’hui », a-t-il poursuivi.

    Lundi matin, le nouveau ministre des Pouvoirs locaux, le socialiste Pierre-Yves Dermagne, ne disait pas autre chose, affirmant notamment vouloir respecter la procédure et envoyer, dans un premier temps, une demande d’informations chez Enodia et Nethys. Il n’a ensuite pas souhaité réagir à la demande du cdH.

  • Leansquare investit dans une app’ d’apprentissage en chanson

    L’application ses base sur les sciences cognitives.
    L’application ses base sur les sciences cognitives. - D.R.

    Le fond d’investissement liégeoise Leansquare vient d’investir dans la start-up anglaise Studytracks. En tout, cette dernière a levé un million d’euros auprès des Liégeois et de la plateforme d’investissement français OneRagtime.

    Se basant sur la méthode d’apprentissage faisant appel aux sciences cognitives, la start-up a lancé une application du même nom destinée aux élèves et étudiants anglophones et francophones. Avec des cours mis en musique par des artistes rap et pop, il serait alors plus facile d’apprendre ses leçons. Studytracks met à disposition des fiches de résumé rédigées par des professeurs puis mises en musique pour une mémorisation facilitée, rapide et sur le long terme. Pour la francophonie, on peut retenir les artistes Soprano et JoeyStarr qui ont prêté leur voix et leur flow à des cours de math et de philosophie.

    « Chaque chanson est créée de telle manière à maximiser la rétention d’informations. Cette méthode d’apprentissage a fait ses preuves auprès de milliers d’étudiants dans le monde. Les enseignants y voient un moyen de gagner du temps, les élèves d’acquérir les fondamentaux en s’amusant », expliquent les créateurs de l’application.

    Lancée en Angleterre et aux États-Unis en 2016, puis en France en mars 2018, l’application, qui contient 1.500 chansons (dont 500 en français), comptabilise déjà 400.000 téléchargements dans le monde. Disponible sur l’App Store et Google Play, l’application Studytracks est gratuite, mais propose aussi un abonnement premium à 4,99€ par mois.

  • «Protégez ma fille, je vous en supplie!»

    «Protégez ma fille, je vous en supplie!»

    Il a commencé en exprimant du respect pour l'autre famille, celle de l'accusé, « dont je comprends que la douleur soit aggravée par le fait que ce soit de l'intérieur que cela soit arrivé. Personnellement, comme parent, je comprends que ce soit une douleur très difficile à gérer. »

    Le sexagénaire a expliqué avoir préparé un texte, puis l'avoir jeté. C'est sans note qu'il a parlé, plongeant la salle dans une intense émotion. « Comment dire des choses positives d'un homme qui a égorgé ses petits-enfants ? Ici dans le box, je vois celui qui a été mon beau-fils et pour lequel j'avais du respect et de la reconnaissance pour mes magnifiques petits-enfants. Mais après qu'il ait détruit ce qu'il avait fait de plus beau dans sa vie, j'ai vu un individu pitoyable, quelqu'un qui a balbutié devant vous des explications de lâche. J'ai déchiré mon texte car je pense que ce qui est plus important pour moi, c'est que je vous parle... »

    « La naissance de Jules a été un moment d'un bonheur intense, d'une intensité qui n'a eu d'égale que sa perte », a expliqué le grand-père en tentant de refréner, en vain, ses sanglots. « Il est né à un moment sombre de ma vie, ma femme et moi nous étions en train de divorcer, il a été la lumière dans la nuit que je traversais, il a été dès le départ le centre de notre famille. Moi-même qui ai eu sept enfants, j'étais scotché à ce petit visage, à cet espoir qui était là, c'était notre descendance ! Après j'ai eu la chance de garder Jules une semaine sur deux jusqu'à la maternelle, ça a été une complicité inouïe qui est restée intacte jusqu'au bout, Timothé est venu confirmer ce bonheur inestimable, avec sa joie de vivre et sa spontanéité qui réchauffait mon coeur.

    Madeleine était une maman épanouie et heureuse, j'ai toujours considéré que c'était une mère formidable car c'était une femme du 21ème siècle et je suis très fier d'elle, elle est solaire. Même si maintenant les larmes éteignent son éclat, je sais que sous la cendre de sa vie détruite, il y a toujours la chaleur et la force, elle est libre, elle est responsable, elle aime la vie, elle aime les gens, et par-dessus tout ses merveilles, ses enfants, ses fabuleux petits garçons.

    Il (NDLR : l'accusé) ne pouvait pas accepter qu'elle soit une femme, une mère, si ce n'est sous ses principes archaïques. Mon épouse et moi avons eu beaucoup d'enfants, c'était un projet fou mais nous y avons consacré toutes nos forces, nos enfants sont ce qui nous guide, ce qui a guidé notre vie. Ici, par cet acte odieux, il a nié l'essence même de notre existence. »

    Le papa a confié son sentiment d'impuissance que lui et la maman de Madeleine ressentent par rapport à leur enfant : « C'est notre fille... elle hurle après ses petits qui lui ont été arrachés avec une sauvagerie inhumaine, et nous sommes impuissants. Il a instrumentalisé la mort de ses enfants pour qu'elle soit condamnée à jamais. Les petits tracteurs des enfants sont rangés dans une boîte, les photos sont au mur, les vidéos sont dans l'ordinateur mais je ne sais pas les regarder, je ne sais pas voir cette innocence, cette innocence qui faisait confiance aux adultes, qui devaient les protéger. Je suis rongé par une tristesse infinie face aux promesses anéanties de vie de Jules et Timothé, et je suis rongé par l'angoisse qu'un jour l'accusé libéré ne puisse finir sa tâche, en arrachant la vie de notre fille. »

    Cet homme brisé s'est ensuite tourné vers les jurés, en pleurs : « Je vous demande, à vous tous qui savez ce dont il est capable : protégez ma fille ! Je vous en supplie ! »

  • IPTV: un vaste réseau démantelé

    IPTV: un vaste réseau démantelé

    Les forces de l’ordre d’Italie, de Bulgarie, de France, d’Allemagne, de Grèce et des Pays-Bas ont procédé à des perquisitions, coordonnées par Eurojust.

    Les polices de ces pays ont arrêté au moins 23 suspects dans le cadre d’une opération contre la plateforme illégale désactivée, baptisée Xtream Codes, qui aurait causé environ 6,5 millions d’euros de pertes au marché légal.

    Celle-ci a permis la mise au jour et la désactivation « de la plateforme illégale de télévision en ligne (IPTV) la plus répandue parmi les pirates informatiques », selon la police financière italienne.

    La plateforme permettait la revente illégale, via un unique abonnement et au prix de 12 euros, des contenus de plusieurs bouquets de programmes (dont ceux de Sky, DAZN, Mediaset, Netflix et Infinity) au client final.

    Xtream Codes avait été mise au point par deux citoyens grecs, précise la police financière.

    Les membres de l’organisation, dont 25 ont été identifiés, géraient leurs affaires depuis l’étranger, d’où étaient retransmis des signaux numériques à grande échelle.

    Les enquêtes, qui visaient trois sociétés et cinq personnes physiques, ont abouti à la mise sous séquestre de l’ensemble de la plateforme ainsi que de 800 sites et 183 serveurs affectés à la reproduction et à la diffusion de flux.

    Les responsables de l’organisation encourent six mois à trois ans de prison et jusqu’à 25.822 euros d’amende.

  • Le voleur de la boulangerie Halmes filmé: «Il a du culot!»

    La visite de l’inconnu a été filmée.
    La visite de l’inconnu a été filmée. - Capture écran

    17 heures samedi : la boulangerie Halmes à Malmedy est pleine de clients venus prendre le goûter ou manger un petit en-cas. Alors que tout le monde est occupé et s’agite pour servir les clients dans le salon de dégustation, un inconnu s’introduit dans les caves de la boulangerie, comme nous le confirme la police de la zone Stavelot-Malmedy.

    Ni vu ni connu, ou presque, puisque les caves du commerce sont également équipées de caméras de surveillance. La visite de l’intrus a donc été filmée tout du long et diffusée sur les réseaux sociaux par la patronne du commerce comme appel à témoins.

    « Un individu s’est visiblement perdu dans nos caves ce samedi… Si quelqu’un a des infos sur cette personne, n’hésitez pas à nous contacter en message privé », a-t-on pu découvrir sur la page de la boulangerie ce mercredi soir. En peu de temps, la vidéo a été vue près de 10.000 fois et partagée près de 300 fois. Un peu moins que les clichés de l’inconnu qui atteignent près de 800 partages ce jeudi matin.

    Sur la vidéo, on voit très clairement le jeune homme fouillant dans une armoire, probablement à la recherche de quelque chose d’intéressant à voler. D’après nos informations, il est parti en emportant le contenu d’un portefeuille qui se trouvait dans les casiers des employés, soit quelque 35 €.

    Marion Halmes, la patronne du magasin, a découvert le pot aux roses quelques jours plus tard. « On s’en est rendu compte quand un employé a dit qu’il lui manquait de l’argent. On pensait que c’était quelqu’un de l’équipe qui avait fait le coup, on était assez déçu. Et puis, plus tard, une étudiante m’a dit qu’elle se rendait compte qu’elle avait vu quelqu’un qu’elle ne connaissait pas dans la cave. Elle pensait que c’était quelqu’un qui travaillait là, les étudiantes ne connaissent pas tout le monde, du coup elle ne s’est pas posée de question. »

    Par la suite, la responsable a visionné les images et découvert l’inconnu en visite. « L’étudiante m’a dit qu’il avait son GSM en main, il n’était pas du tout gêné. À l’étage il y avait 9 personnes qui travaillaient, on était en plein rush à cette heure-là. C’est assez culotté d’être venu en journée ! »

    L’homme est rentré dans les caves du commerce par la porte menant aux appartements situés à l’étage. Aucune trace d’effraction n’a été constatée.

  • Les Marolles craignent la présence d’un serial braqueur (vidéo)

    Le suspect a pointé son arme.
    Le suspect a pointé son arme. - D.R.

    La fermeture de lundi soir a été plus que rude pour la patronne, l’employé et un client du Vieux Marché, un des établissements jouxtant la place du Jeu de Balle à Bruxelles, dans le quartier des Marolles à Bruxelles.

    Aux alentours de minuit trente, ces trois personnes ont été frappées à coups de crosse d’arme à feu par un suspect encapuchonné.

    « C’était un soir tranquille, je nettoyais et faisais les vidanges quand un homme noir est arrivé pour demander une bière », nous raconte Marvin, le serveur agressé.

    « On lui a dit qu’on ne servait plus et il est parti. Cinq minutes après il était de retour et il a attaqué le client par-derrière », se souvient Marvin.

    Marvin, le serveur du Vieux Marché a été braqué.

    Trois blessés

    La vidéosurveillance témoigne de la violence du braquage. Le client, âgé d’une cinquantaine d’années a reçu un violent coup de crosse sur le crâne.

    Puis le braqueur, un homme noir portant un sweat à capuche gris, un jogging et des baskets, s’est dirigé vers Marvin venu à la rescousse de son dernier client de la soirée.

    Le braqueur voyant arriver Marvin, l’a directement pointé avec son arme de poing. Le voyant faire, le serveur s’est mis à l’abri derrière le comptoir. « J’ai cru qu’il allait tirer », confie le serveur.

    Le suspect l’a suivi et retrouver à l’extrémité du bar. « Il m’a donné un coup de crosse et m’a visé collé son arme sur la tête, puis il m’a volé mon GSM », précise le jeune homme.

    La patronne a alors sorti la caisse de son tiroir et prévenu le braqueur. Celui-ci a longé le bar, posé son arme sur le comptoir et pris possession de la recette du jour. Malgré tout, il assénera deux coups à la patronne du Vieux Marché.

    Alerté par le boucan, Le Mouton Bleu, l’établissement d’à côté, a actionné son alarme silencieuse afin d’avertir les forces de l’ordre.

    Cinq agrafes.

    « La police et des ambulances sont arrivées mais le suspect était déjà parti », poursuit Marvin. « Le parquet a été avisé et divers devoirs ont été ordonnés, dont la descente du laboratoire de la police fédérale », nous commente ce mercredi Stéphanie Lagasse, la porte-parole du parquet de Bruxelles. L’inquiétude grandit dans le quartier.

    « Trois personnes ont été blessées et leurs jours ne sont pas en danger. L’enquête est en cours et l’auteur est activement recherché », précise-t-elle.

    Marvin a écopé de cinq agrafes au crâne.

    Une semaine auparavant, c’est l’établissement à l’autre bout de la célèbre place du Jeu de Balle qui subissait les affres d’un homme malintentionné. Le Marseillais qui fêtera ces dix ans ce samedi, a lui aussi été violemment braqué par un homme avec une arme à feu et pepperspray. Bien qu’à l’heure actuelle aucun lien n’ait pu être établi entre les faits, ils sont plusieurs à craindre la présence d’un « prédateur », notamment au vu de trois agressions qui auraient eu lieu entre les deux hold-up.

  • Polémique autour de Yann Moix: un message de son frère sème le doute

    Polémique autour de Yann Moix: un message de son frère sème le doute
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    Alors que Yann Moix accuse une fois de plus ses parents de maltraitance à travers son dernier livre, où il raconte son enfance violente marquée par la haine de ses parents, son frère Alexandre lui renvoie la balle. Il confie avoir lui-même subi de multiples sévices perpétrés par Yann Moix lui-même : « Je pense que mon frère était un enfant psychotique. On ne peut pas décemment faire ce qu’il m’a fait sans que ça relève de la psychiatrie. Je ne lui pardonne pas. Mais quelque part je le plains ».

    Mais bouleversement ce mardi 17 septembre, dans « Touche pas à mon poste », Benjamin Castaldi a fait d’étonnantes révélations. Après avoir mené une petite enquête, il a mis la main sur un étrange message qui pourrait bien remettre la parole d’Alexandre Moix en doute. Il s’agit d’un post Facebook qui aurait été publié sur la page de Yann le 27 janvier 2019. Alexandre Moix semble savoir précisément ce qu’aurait subi son frère : « Mon frère Yann Moix est un Petit Prince qu’on a assassiné. J’étais là. J’ai vu. J’ai entendu. J’ai subi. J’ai pleuré. J’ai frissonné. J’ai eu peur. Je me suis tu. Aujourd’hui j’ai envie de hurler. Yann nous savons tous les deux. » Un message énigmatique qui laisse entendre qu’Alexandre aurait été le témoin de certains sévices.

    Les révélations

    Yann, qui avait déjà accusé son père de le frapper dans « Panthéon » (2006), puis dans une interview accordée à Marie Claire en 2019, a décrit plusieurs des sévices qu’il aurait subis enfant dans son dernier roman, « Orléans ». « C’est pour rétablir la vérité » et lui dire « d’arrêter de nuire » à leurs parents et à lui-même qu’Alexandre Moix a réagi en accordant une interview révélatrice sur son enfance avec Yann au Parisien et a BFMTV. « La réalité, c’est que mon père ne supportait plus que mon frère me batte quasi toutes les nuits », déclare-t-il pour répondre aux accusations de maltraitance familiale. Yann recevait donc des punitions destinées à protéger Alexandre : « Face à la violence de mon frère, je pense que mes parents m’ont protégé. Heureusement que mon père était là pour sévir, contenir la violence de mon frère. Il aurait peut-être fini par me tuer physiquement. »

    Ce déballage familial en public alimente la polémique qui règne déjà autour de cette affaire. Dans ces interviews, Alexandre Moix a également déclaré que Yann avait aussi cherché à lui nuire à l’âge adulte en faisant tout ce qui était en son pouvoir pour qu’il ne soit pas publié (Alexandre Moix est aussi écrivain). En outre, il a nié les sous-entendus de Yann selon lesquels il serait proche de mouvements d’extrême droite : « J’ai toujours été apolitique. La politique ne m’a jamais vraiment intéressé. »

  • Plus d’1,9 million ont été récoltés pour sauver Pia

    Pia, 9 mois, a pu compter sur l’incroyable générosité des Belges
    Pia, 9 mois, a pu compter sur l’incroyable générosité des Belges - DR

    920.000 fois merci  ! La Belgique a montré en deux jours le grand cœur qui l’anime et fait sa beauté. Car grâce à la mobilisation de milliers de Belges, les parents de la petite Pia ont récolté le 1,9 million d’euros nécessaires pour se procurer le seul médicament qui peut sauver leur fille, mais qui est aussi le plus cher du monde. Avec cette somme, l’enfant pourra obtenir une injection unique de Zolgensma qui permettra de la sauver. Un traitement de la société pharmaceutique suisse Novartis qui n’a pas encore été approuvé par l’Agence européenne des médicaments (AEM) mais qui est disponible uniquement aux États-Unis.

    « En l’espace de deux jours, nous sommes passés du désespoir à l’idée d’avoir un futur qui s’annonce rose », a réagi Ellen, la mère de Pia. « Lundi matin, nous étions à 20.000 euros récolés, et nous trouvions que c’était beaucoup. C’est incroyable que la somme des 2 millions ait été atteinte. C’est indescriptible ».

    L’histoire de Pia a donc touché des milliers de Belges qui se sont mobilisées ces lundi et mardi pour venir en aide à la fillette de 9 mois et à ses proches. La mobilisation était telle que les opérateurs avaient décidé, mardi matin, de ne plus prélever de frais sur les SMS envoyés, pour permettre à la famille de Pia de récolter l’argent plus rapidement.

    Une maladie héréditaire mortelle

    Pour rappel, Pia est née il y a neuf mois avec une amyotrophie spinale, une maladie héréditaire mortelle et rare qui perturbe le fonctionnement de ses muscles et les rend toujours plus faibles. Et seul le médicament le plus cher au monde pouvait lui permettre de vivre. La petite Pia est actuellement traitée avec du Spinraza, un médicament remboursé par la sécurité sociale et qui combat les symptômes de la pathologie mais ne la guérit pas.

    Un médicament pas sur le marché chez nous

    Le Zolgensma pourrait, lui, sauver l’enfant mais il a un coût : 1,9 million d’euros pour une injection unique. Ce traitement curatif est actuellement évalué par l’AEM. Ce n’est que lorsqu’il aura reçu l’autorisation de mise sur le marché européen que Novartis pourra introduire une demande de remboursement par la sécurité sociale chez nous, comme l’avait précisé mardi la ministre de la Santé publique Maggie De Block.

    Tout un pays pour sauver Pia

    En attendant, les parents de Pia, originaires d’Anvers, ont organisé plusieurs actions afin de récolter l’argent nécessaire au financement du Zolgensma pour leur fille, dont cette levée de fonds par SMS pour que les citoyens touchés par cette histoire puissent leur venir en aide.

    Après un peu moins de deux jours donc, et après une journée où le compteur s’est véritablement emballé grâce à l’incroyable générosité de tout un pays, l’objectif des 900.000 SMS a été atteint. Pour chaque message, deux euros étaient directement reversés au couple. Le montant récolté va donc servir à payer le traitement coûteux qui permettra à la petite Pia de « vivre pleinement sa vie ».

    Tous pour Pia
!

  • Lelièvre compte louer un petit studio avec son argent du chômage

    Lelièvre compte louer un petit studio avec son argent du chômage

    L’audience devant le TAP, qui s’est déroulée à huis clos, a duré deux heures dans l’enceinte même de la prison d’Ittre. La parole a d’abord été donnée au père de Eefje Lambrecks, présent avec son avocate. A sa sortie, celui-ci regrettait que Michel Lelièvre ne lui ait pas adressé la parole, ni même adressé un regard. « Avec tout le respect que j’ai pour la douleur de ce père meurtri, il faut rappeler que le TAP ne donne pas le droit au détenu de s’adresser aux victimes », réagit d’emblée Me Benjamine Bovy, l’avocate de Lelièvre. « Mon client était très mal à l’aise, il regardait ses pieds, il ne savait pas quoi faire… »

    Michel Lelièvre a répondu à plusieurs questions du juge qui cherchait à comprendre s’il avait changé par rapport à l’époque où il fréquentait Dutroux et l’accompagnait de ses sinistres crimes. Ce à quoi Michel Lelièvre a répondu que la psychologue qu’il voyait régulièrement avait provoqué chez lui une sorte d’électrochoc et une réelle remise en question. Lui qui a connu une enfance difficile (placé en maison d’accueil tout petit car sa mère était alors considérée comme toxique pour lui) ne s’est pas appesanti sur son sort lors de cette audience. « Il a par exemple expliqué au juge que ce n’était pas une raison pour sombrer dans la toxicomanie, qu’il aurait pu suivre un meilleur chemin ». Toxicomanie qui l’a amené à rencontrer Dutroux.

    Il promet de ne pas s’installer près de chez Sabine et Laetitia

    Sur sa demande de libération conditionnelle, Michel Lelièvre demande à pouvoir sortir de prison avec le bracelet électronique mais il n’a pas pu indiquer l’adresse où il séjournera. Le logement est pourtant une condition sine qua non pour toute libération sous surveillance électronique. « Plusieurs agences immobilières sont disposées à lui louer un petit studio mais aucune ne s’engage sans avoir la certitude que le logement sera occupé à partir de telle date », explique Me Bovy. « J’ai donc demandé une libération sous condition du contrat de bail ». Il promet de ne pas s’installer dans les provinces où résident Sabine, Laetitia et les parents d’An et Eefje. Il promet enfin de s’inscrire à plusieurs formations qualifiantes qui devraient lui permettre de retrouver un travail. « En attendant de trouver un travail, il aura droit au chômage car il a déjà travaillé et cotisé étant jeune ».

    Plus aucun soutien familial

    Michel Lelièvre envisage donc de vivre seul, de se payer lui-même un petit studio et de compter sur le soutien des quelques visiteurs de prison qui veulent jouer plus tard le rôle de « personnes ressources » pour lui, qui n’a plus aucun soutien familial.

    Le TAP rendra sa décision le 30 septembre. Mais ce n’est donc pas ce jour-là que Michel Lelièvre quittera la prison d’Ittre. Au mieux pour lui, il pourra négocier un contrat de bail avec une agence immobilière et attendre qu’un studio se libère pour retrouver la liberté, un bracelet à la cheville.

    Le parquet rend un avis défavorable

    Le parquet de Bruxelles a rendu un avis défavorable sur la demande de libération conditionnelle de Michel Lelièvre. «Les conditions occupationnelles et de résidence ne sont pas remplies », nous dit-on. Mais ce sera au Tribunal d’application des peines (3 juges dont 1 professionnel) d’en décider.