Fabian Le Castel, nouveau «papa» de l’ASBL Fous Rires Garantis

Entre les deux hommes, c’est une histoire qui dure depuis au moins dix ans.
Entre les deux hommes, c’est une histoire qui dure depuis au moins dix ans. - Com

Le 22 janvier dernier, le tribunal de l’entreprise du Hainaut à Tournai, a acté la dissolution judiciaire et la clôture immédiate de l’ASBL Fous Rires Garantis qui organisait le festival qui portait le même nom et qui a fait trembler de rire les murs du centre culturel Marius Staquet pendant une décennie. Offrant aux Mouscronnois, mais aussi aux fidèles venus d’ailleurs, la possibilité de voir des stars du rire, comme Bigard, Jeff Panacloc, Jean-Luc Lemoine ou encore Raphael Mezrahi pour ne citer qu’eux, à des prix défiant toute concurrence.

Une décision à la fois surprenante, surtout quand on sait que celui qui en est le père, à savoir Laurent Harduin, y tenait comme à la prunelle de ses yeux. « C’est une décision que je devais prendre depuis que je suis devenu échevin à la ville de Mouscron. Je ne voulais pas que l’on me reproche de jouer sur deux tableaux et d’en profiter pour ma carrière politique.Au moins, les choses sont claires », explique Laurent Harduin.

Même si l’ASBL a été déclaré en liquidation, la saison ira à son terme. « Les trois derniers spectacles sont bien maintenus », rassure-t-il. Manon Lepomme, Félix Radu et l’humoriste belge Alex Vizorek se produiront bien sur les planches du Staquet dans les semaines à venir.

250 abonnés fidèles

Cette fin brutale signifie-t-elle que Mouscron perd son festival de l’humour ? « Non et des tractations sont en cours », assure Laurent Harduin. Et pour relancer la machine, il pourra compter sur Fabian Le Castel qu’il a lancé il y a 10 ans. L’imitateur mouscronnois, qui cartonne dans le Grand Cactus à la télévision et en radio, serait prêt à reprendre les rênes. « Sous une autre appellation très certainement, mais nous sommes en train d’y travailler », précise Laurent Harduin qui est prêt à soutenir celui qui permettrait la survie de ce festival auquel les Mouscronnois sont désormais attachés. Et qui peut compter sur une base de 250 abonnés qui reviennent chaque année pour se distraire et découvrir parfois des humoristes qui montent. «  Je suis prêt à lui apporter des facilités que je n’ai pas eues durant ces dix années. De plus, il connaît bien le milieu et a également son propre carnet d’adresse. Il va également apporter ses propres idées. C’est selon moi, la meilleure alternative et je vais le soutenir. »

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