• Picqué: une fusion Saint-Gilles/Forest pour faire des économies

    d-20180130-3KAZQE 2018-01-30 20:32:03

    La fusion pourrait s’avérer avantageuse.

  • Poignée de main et cadeau: vers une réconciliation entre Lutgen!

    Une poignée de main pour le moins inhabituelle.
    Une poignée de main pour le moins inhabituelle. - David Martin

    Mardi soir, l’association des commerçants de Bastogne tenait son assemblée générale annuelle. Sur 132 cotisants, une vingtaine seulement étaient présents à cette réunion importante pour la vie commerciale de leur ville. Parmi eux, Jean-Pierre Lutgen, le boss des montres Ice-Watch. Il est resté discret dans le fond de la salle durant toute la réunion. La soirée avait démarré par une introduction résolument positive du président de l’ACAIB, Alain Gaussin, dont le mandat a été prolongé d’une année.

    d-20161019-GANVEQ 2018-01-31 19:48:54

    «  Soyez fiers de votre commerce, soyez fiers de votre ville  », a-t-il adressé aux commerçants. Estelle Nicolay, consultante spécialisée en gestion de centres-villes, avait enchaîné avec les premières conclusions de son analyse de Bastogne.

    «  Quand on lit les données dont nous disposons à propos de Bastogne, c’est difficile d’entendre que le commerce va mal dans cette ville. Je peux l’entendre pour des villes comme Dinant ou Ciney mais pas pour Bastogne.  »

    Cette spécialiste des centres urbains a démontré, chiffres à l’appui, que Bastogne fait partie des bons élèves en Wallonie.

    Avant de laisser les commerçants poursuivre leur assemblée générale entre eux, Benoît Lutgen, également présent, a adressé quelques mots à l’attention de son frère. «  Je voudrais féliciter et remercier Jean-Pierre, élu manager de l’année et lui remettre un bouquin. Nous savons qu’il est intéressé par l’art.  »

    Un livre en cadeau

    C’est un livre consacré à Seward Johnson qui a été offert à Jean-Pierre Lutgen. Il s’agit du sculpteur à qui l’on doit notamment la statue The Kiss qui est actuellement installée à côté du Bastogne War Museum.

    «  Pas mal de commerçants, l’ADL et la Commune ont souhaité le soutenir dans sa candidature comme manager de l’année  », a poursuivi le bourgmestre. «  La réussite doit être contagieuse.  »

    d-20180129-Y976Y4 2018-01-29 08:30:10

    Cet épisode, qui a duré 30 secondes montre en main, a généré de nombreux sourires sur les visages des commerçants qui ont copieusement applaudi Jean-Pierre Lutgen. Benoît Lutgen a rapidement enchaîné avec quelques questions-réponses avant de prendre congé des commerçants.

    Jean-Pierre étant installé juste à côté de la porte de sortie, les deux frères Lutgen se sont brièvement serré la main sous le regard amusé des commerçants qui ont observé cette scène pour le moins… inhabituelle.

  • Un Liégeois assigne l’Union Belge en justice

    François Thiry n’a reçu aucune réponse de l’Union Belge. Il a donc saisi la justice.
    François Thiry n’a reçu aucune réponse de l’Union Belge. Il a donc saisi la justice. - Thomas Van Ass

    Le VAR (Video Assistant Referee) est entré en service depuis le début de la saison dans notre championnat de football. Le principe : un arbitre est présent dans une camionnette à l’extérieur du stade où il décortique le match sur différents écrans. Lorsqu’il a un doute sur sa décision, l’arbitre principal -qui est sur le terrain- peut faire appel à l’assistance vidéo dans quatre situations : validation d’un but, penalty, carte rouge et identification de joueur pour éviter une confusion. L’arbitre dans la camionnette pourra revoir les images sous différents angles et à différentes vitesses, et communiquera avec l’arbitre du match. La décision finale reviendra toujours à ce dernier. Mais l’arbitre vidéo pourra l’alerter sur des phases litigieuses qu’il n’a pas vues.

    Ce système, François Thiry, un Liégeois passionné de foot, estime en avoir la paternité. Il vient d’assigner l’Union Belge de football en justice et réclame deux millions d’euros de dédommagement !

    Ancien joueur du RFC Liégeois et de Bressoux, François Thiry a tapé dans la balle jusqu’à ses 60 ans. Des matches, il en a vu des milliers, dans des stades mais aussi à la télévision et à tous les niveaux. Et comme nombre d’entre nous il a constaté que de nombreux hors-jeu avaient influencé les résultats de nombreuses rencontres ainsi que l’avenir financier de plusieurs clubs.

    Il a fait enregistrer son idée

    «  J’ai eu l’idée d’installer un cinquième arbitre dans le local des arbitres pour suivre, seul, les rencontres sur grand écran, grâce à l’installation de plusieurs caméras dans chaque stade  », nous explique-t-il. «  Son écran serait muni de lignes pointillées de manière à avoir toute la profondeur du terrain. Il serait en liaison permanente, via une oreillette, avec l’arbitre principal, ses deux juges de touche et le quatrième arbitre dans la zone neutre. Il pourrait intervenir à tout moment pour signaler un hors-jeu qui aurait échappé aux arbitres ou il pourrait simplement dire oui ou non à l’arbitre en cas d’hésitation. Un hors-jeu doit se juger dans la seconde même pour ne pas fausser le jeu et pour ne pas l’interrompre. »

    François Thiry a mis son idée sur papier et a déposé ce texte avec un schéma le 2 septembre 2005 à la banque i-DEPOT à La Haye, Bureau Benelux des dessins ou modèles aux Pays-Bas.

    L’arbitre revoit la phase litigieuse, cela prend du temps.

    Cet organe protège la propriété intellectuelle d’une idée, en servant de preuve qu’on avait imaginé un concept mis en œuvre par la suite, parfois par une autre personne.

    Il a renouvelé cette protection d’idée tous les cinq ans et cela court jusqu’au 2 septembre 2020.

    «  Le dépôt d’une idée, enregistrée, est protégé mais n’est pas une propriété en soi. Et à partir du moment où quelqu’un utilise cette idée, je peux en revendiquer la paternité  », assure François Thiry qui avait tout prévu : «  ce concept peut être soumis à des modifications en vue de l’améliorer, ce qui n’entame en rien le but de celui-ci. Quant au jugement du hors-jeu de position, il reste à l’appréciation du corps arbitral  ».

    Il écrit à Blatter et Platini

    François Thiry avait écrit à la FIFA (la fédération internationale de football) en 2012 pour présenter son idée, bien avant donc que le VAR soit instauré par la FIFA dans plusieurs fédérations dont l’Union Belge qui teste ce système cette saison.

    En 2012, il a écrit au président de l’époque de la FIFA Joseph « Sepp » Blatter et au secrétaire général, le Français Jérôme Valcke puis à Gianni Infantino, le successeur de Blatter ainsi qu’à Michel Platini, président de l’UEFA. Mais il n’a jamais reçu de réponse autre que des accusés de réception.

    Il a également proposé son idée à l’IFAB, l’International Football Association Board qui décide les lois du jeu. L’IFAB lui a indiqué le 10 novembre 2015 que c’était une fédération qui devait proposer cette idée et non un particulier.

    François Thiry a donc écrit à l’Union Belge pour lui demander de transmettre son idée à l’IFAB. Mais l’Union Belge lui a répondu qu’elle refusait. Son dernier recours est donc une action en justice devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

  • Le tour final en poche pour Couvin

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    Couvin-Mariembourg 2

    RAAL 1

    Buts : 32e Meerpoel(1-0), 80e Debelic(1-1), 83e Pratz (2-1)

    Couvin : Vandermeulen, Vanhorick, Leemans, Gaziaux, Pessleux, Hallaert (87e Maistriaux), Fraiture, Houche, Meerpoel, Van Den Abeele (73e Wackers), Pratz (90e Davrichov)

    RAAL : Saigal, Van Phalvens, Fabry (72e Debelic), Buscema, Maeyens, Franco, Di Sciacca, Jonckeere (85e Vanden Berghe), Falzone (79e Tardio), Kano, Bombart

    Cartes jaunes  : Buscema, Leemans

    Arbitre : Boeur

    Avec une demi- équipe de la RAAL qui était titulaire dimanche à Tamines en championnat, les Loups ne se sont pas déplacés juste pour le plaisir pour ce fameux test-match face à aux Couvinois.

    Après deux minutes, Vandermeulen est d’ailleurs obligé de sortir le grand jeu avec un triple arrêt sur des essais de Falzone et Maeyens. Sur un terrain des Bas-Prés partiellement gelé, Couvin réagit dans les échanges et Meerpoel, ainsi que Pratz, s’approchent de la cage louviéroise mais ce sont bien les Hennuyers qui vont se montrer les plus dangereux. Les Fagnards peuvent encore compter sur deux arrêts de Vandermeulen pour garder le zéro.

    Les hommes d’Olivier Defresne laissent passer l’orage et vont hériter de trois occasions franches à la demi-heure. Lancé sur son flanc, Meerpoel est au duel avec Saigal mais la main du keeper ralentit le ballon qui filait vers le but. Deux minutes plus tard, Fraiture reçoit un caviar de Meerpoel. La demi-volée au point de penalty de l’ancien Onhaytois est déviée par Saigal. La dernière tentative termine au fond. Hallaert efface le rideau défensif adverse d’une subtile louche à l’entrée du rectangle. Meerpoel réceptionne le cuir et place dans le filet opposé.

    Le plus dur est fait dans ce match. Le début de deuxième mi-temps est en plus relativement calme. Il faut dire que la RAAL n’a pas spécialement envie de tenter le diable. Premiers du championnat et vainqueurs de la première tranche, les Verts ont le titre de champion en ligne de mire. Pourtant, le passage à l’heure de jeu est difficile pour les Coalisés. Le marquage est moins strict, les mauvaises relances plus fréquentes et les tirs dangereux s’additionnent. Le coach couvinois fait alors sortir Van Den Abeele pour renforcer son entrejeu défensif avec Wackers. C’est pourtant de là que vient l’égalisation. Une passe verticale tranchante arrive dans les pieds de Debelic qui marque d’un tir croisé. On semble parti pour les prolongations.

    C’est sans compter sur l’inévitable Pratz, sauveur des Fagnards depuis le début de saison. Sa jambe en extension récupère un centre d’Houche et la finition ne fait pas défaut pour le Français qui s’est toutefois blessé en fin de match. «  Ce n’est pas trop grave, j’avais déjà une petite pointe derrière la cuisse le week-end dernier  », glisse le buteur.

    On notera une dernière grosse frayeur en fin de match. Pessleux passe en dessous du ballon et Vandermeulen doit encore intervenir avec son bras pour préserver la victoire et le gain de la deuxième tranche. «  J’ai gardé l’équipe dans le match en début de rencontre mais je pense que toute l’équipe a fait une belle partie et mérite sa victoire  », avoue Vandermeulen. «  La RAAL a beau dire qu’elle a mis son équipe B, on sait qu’ils ont un noyau très large et compétitif. Ce sont juste quelques éléments avec moins de temps de jeu face à nous. Grâce à ce succès, on a rempli l’objectif du club. Il n’y aura pas de risque de planer pour la suite du championnat. Le staff va nous remettre les pieds sur terre. »

    Avec cette tranche et toujours une quatrième place au classement, les ambitions pourraient cependant se montrer plus perçantes dans le vestiaire couvinois. «  On veut gagner tous les matches et essayer d’aller plus haut dans le classement. On doit encore jouer contre les Francs Borains et la RAAL, les deux premiers du classement, on doit se mettre dans la tête que l’on peut aller les rechercher.  »

    Jérôme Nellis

  • Agression à Charleroi: «Nous n’avons pas arraché son voile!»

    Une bagarre entre quatre femmes avait éclaté jeudi soir, rue Neuve, à Charleroi.
    Une bagarre entre quatre femmes avait éclaté jeudi soir, rue Neuve, à Charleroi. - Kim Foucart

    Une vaste querelle avait eu comme cadre la rue Neuve, à Charleroi, où plusieurs femmes en étaient venues violemment aux mains, comme nous vous le relations dans nos éditions. Sabrina et Fadila affirmaient avoir été frappées et insultées, avec des jurons racistes lancés à leur encontre, jeudi dernier. Fadila s’en est sortie avec un nez cassé, Sabrina, elle, assurait avoir eu son voile arraché sous les yeux de son enfant.

    Évidemment, la publication de cette histoire a fait réagir beaucoup de monde. Et le commerce, une pizzeria où travaillent les deux autres protagonistes de cette bagarre, en a fait les frais : nombre de coups de fil d’insultes et de menaces ont été reçus, dès ce mardi matin, après une campagne de dénigrement déjà lancée sur les réseaux sociaux depuis le week-end écoulé. «  On nous a même menacés de venir brûler notre commerce  », confirme Lætitia, une des deux femmes incriminées par Fadila et Sabrina. Lætitia a tenu à donner sa version, évidemment différente, des faits relatés. «  Et tout d’abord, il ne peut y avoir eu d’insultes racistes ou islamophobes : il se trouve que je suis moi-même musulmane et mariée à un Algérien  », explique-t-elle. «  De même que ma cousine, celle qui était au volant de la voiture qui aurait empêché ces deux femmes de poursuivre leur route. C’est d’ailleurs la passagère de cette voiture qui est sortie pour venir m’insulter, alors que je m’apprêtais à m’en aller. Elle a donné un coup de pied à ma cousine, qui venait elle aussi de sortir de sa voiture.  » Bref, on le devine, il y a eu un véritable crêpage de chignons entre quatre femmes. «  Dont aucune ne portait de voile  », assure encore Lætitia, soutenue d’ailleurs par plusieurs commerçants qui ont pu assister à cette scène déplorable.

    « Pas une bagarre raciste »

    «  Racistes, eux ?  », s’étonne Hasan, Turc de naissance et qui tient un magasin de fruits et légumes à deux pas de là. «  C’est de la vaste blague  », assène-t-il : «  Ils viennent se fournir chez nous, on n’a jamais eu de souci. Lætitia elle-même est musulmane. Ce qui s’est passé est triste, mais il ne s’agit absolument de bagarre raciste !  » Même son de cloche plus loin : Mohammad, Pakistanais de naissance, et son épouse Karolina, Hongroise, sont musulmans tous les deux et tiennent un magasin de vêtements : «  J’ai assisté à cette bagarre  », assure Karolina. «  Et je peux le certifier, ce sont les passagères du véhicule qui ont commencé à donner des coups. Et aucune des deux n’était voilée !  » Le couple s’étonne lui aussi de l’ampleur des réactions qui s’élèvent contre leurs voisins de la pizzeria : «  Des messages très violents, avec appel à la violence… C’est scandaleux. Ni Lætitia ni sa cousine ne peuvent être accusées de racisme : elles sont mariées toutes les deux avec un Algérien  ! », sourit encore Karolina. Le patron de la pizzeria, lui, ne sourit pas et a déposé plainte auprès de la police de Charleroi, suite aux menaces reçues.

  • Honteux: une vache tuée à cause d’une canette à Lens (photos)

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    Ce dimanche matin, Frédéric Roisin, 42 ans, s’est rendu sur son exploitation de 250 bovins à Lens. L’agriculteur a tout de suite vu que l’une de ses vaches n’était pas en grande forme. « Elle n’est pas venue manger, elle restait dans son coin. Le vétérinaire est venu l’examiner. Mais ce n’est jamais simple de savoir de quoi souffre une bête. Elle n’avait plus assez de température, le fond de son œil était blanc. Nous l’avons soignée en bons pères de famille et il m’a dit qu’il reviendrait voir son état dans la soirée. Mais à son arrivée, elle venait de mourir… »

    L’équivalent d’une demi canette a été découverte dans la panse du mammifère.

    Consciencieux, le vétérinaire décide de pratiquer une autopsie et découvre l’équivalent une demi-canette logée dans l’un des estomacs du ruminant. « Cela arrive qu’une bête avale un corps étranger. On lui injecte alors un aimant. C’est ce qu’on a fait mais les canettes sont fabriquées en un alliage spécial qui ne colle pas bien. Et de toute façon, le mal était fait… Pour terrasser une bête de 1.000 kg, imaginez-vous les dégâts que ce morceau de métal a pu faire ! »

    « Un fléau »

    En cette période hivernale, les animaux qui sont confinés sont nourris par affouragement. L’exploitant craint que la canette n’ait été avalée par sa vache après s’être malencontreusement retrouvée dans le foin distribué. « Les canettes sont un réel fléau. Mes prairies sont au bord d’une route. Quand les bêtes sont en pâture, elles peuvent elles-mêmes les avaler. Quand on fait du foin, on tâche généralement de ramasser tous les déchets avant, mais si on en a oubliés, les canettes sont coupées par nos machines agricoles. »

    Désolant...

    Suite à cet incident, Frédéric Roisin a contacté la commune de Lens dans l’espoir qu’un filet anti-déchets soit installé à proximité de ses pâturages. L’agriculteur est révolté contre les pollueurs qui, par insouciance, ont tué sa vache. « Bien sûr, c’est une perte financière mais ce que je veux surtout mettre en avant c’est la souffrance de l’animal. J’adore mes bêtes et à cause d’un imbécile, ma vache a certainement souffert des semaines avant d’en arriver à cette hémorragie finale. Cela fait des années que je me bats contre ces gens dégueulasses qui se débarrassent de leur canette. Souvent, ce sont des personnes qui consomment de l’alcool au volant, ils ne veulent pas montrer à Madame qu’ils boivent et ils balancent tout par le carreau de leur voiture, » s’emporte le quadragénaire.

    L’incivisme a tué la vache de Frédéric.

    Le Lensois souhaite sensibiliser les citoyens au respect de leur environnement. « Nous agriculteurs, on nous pointe facilement du doigt pour des questions de maltraitance animale. Par contre, celui qui jette sa canette, il s’en fout pas mal des conséquences. Il ne faut pas se faire d’illusion, à ce train-là, un jour, on retrouvera des morceaux de canette dans les petits pois… »

    À noter qu’une canette met environ 200 ans à se dégrader dans la nature.

  • Le Chwapi diagnostique une sinusite, on lui enlève la rate au CHM

    Laura van der Biest prend un peu de repos après sa mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie.
    Laura van der Biest prend un peu de repos après sa mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie. - J.K.

    Comme chaque matin, Laura van der Biest commence la journée par une tasse de café. Soudain, elle ressent une forte douleur au niveau du ventre. «  Un gros clac, puis peu de temps, après des crises de douleur  », explique-t-elle. Elle se rend donc aux urgences du CHwapi à Tournai où elle sera prise en charge. Après avoir expliqué aux médecins les différents symptômes, de fortes douleurs à la tête, à l’épaule et au ventre, elle passe un scanner au niveau du cerveau ainsi qu’une radio de l’épaule. «  En plus de la douleur, je vomissais. À l’hôpital, on m’a dit que c’était dû à la douleur, rien de plus  », souligne la jeune femme.

    Une fois les examens effectués, le médecin vient à sa rencontre et lui explique qu’il ne s’agit probablement que d’une sinusite. «  Sur place, j’ai senti qu’il y avait de la tension dans l’air, ils avaient l’air pressés. Même si c’est le cas, ce n’est pas une raison pour négliger les patients. On m’a ensuite donné quelques médicaments et on m’a autorisé à sortir de l’hôpital. Comme je n’ai pas de véhicule, je me suis rendue à pied chez ma sœur qui habite à un kilomètre de là.  »

    Trois malaises à sa sortie

    Sur le chemin, la jeune maman de trois enfants va faire trois malaises successifs. Elle alerte son beau-père, qui va venir à sa rencontre. Voyant que sa belle-fille était dans un état plus que préoccupant, il décide de l’emmener au centre hospitalier de Mouscron pour avoir un autre diagnostic. «  Là-bas, ils ont directement fait une échographie et une radio des poumons  », explique Laura van der Biest.

    Quelques minutes après son passage entre les machines de l’hôpital mouscronnois, on ne parle plus du tout de sinusite. «  Ils m’ont dit que j’avais du sang dans le ventre. Le médecin n’a pas su dire directement d’où cela provenait car il y en avait beaucoup.  » Sans vraiment donner plus d’informations à la jeune femme, les médecins décident d’intervenir au plus vite. «  Ils ont rapidement vu que j’avais la rate qui avait éclaté. On m’a retiré près de deux litres de sang  », raconte Laura van der Biest.

    La rate a été enlevée

    Une fois l’opération terminée, et la rate extraite du corps de Laura, les médecins mouscronnois ont souligné qu’elle avait eu beaucoup de chance. «  Je suis passée par la petite porte. J’ai bien failli ne plus revoir mes enfants à cause de l’erreur d’une seule personne. En 24h, je suis passée d’une simple sinusite à l’ablation de ma rate puis aux soins intensifs. »

    Désormais, c’est dans sa chambre au CHM que Laura van der Biest se repose et prend un peu de recul. «  Ce n’est pas facile car je suis loin de ma famille, mais je me dis que je vais les revoir bientôt. Ma petite fille, qui a un an et demi, ne cesse de me réclamer. Je ne suis pas en colère, mais ce que j’ai vécu est tout de même très inquiétant.  » Le compagnon de Laura a tenté d’avoir une explication du CHwapi au sujet de ce « raté ». «  On lui a dit que ma rate avait très bien pu éclater après ma visite à l’hôpital de Tournai.  »

    Laura van der Biest veut tourner rapidement la page de ce moment encore douloureux. Et gardera à jamais, bien malgré elle, les marques des agrafes que les médecins lui ont apposées sur le ventre.

  • Wandre: il aurait molesté directrice et élèves

    L’homme comparaissait au tribunal correctionel de Liège.
    L’homme comparaissait au tribunal correctionel de Liège. - TVA

    Les faits s’étaient déroulés le 31 mars dernier en matinée, alors que les enfants de l’école prenaient le rang. Le prévenu était venu avec le fils de sa compagne, âgé de 6 ans, qui se plaignait d’être harcelé par des « grands » de cinquième ou sixième année. Il s’était dirigé droit vers les gamins désignés par le petit et il les avait sermonnés. Il dit s’être contenté de cela, mais la directrice a fait état d’une scène de violence à l’encontre de quatre des enfants, âgés de 10-11 ans. L’un des petits a dit avoir été pris à la gorge, le deuxième aurait été attrapé par la veste, le troisième aurait été empoigné par l’épaule et le dernier aurait été secoué.

    La directrice s’était interposée et avait sommé le prévenu de quitter les lieux, expliquant qu’il ne lui revenait pas d’intervenir directement auprès des enfants. «  Mais je voulais aller déposer le petit jusqu’à sa classe, car il me l’avait demandé, il était effrayé  », a-t-il expliqué au tribunal. Le Liégeois soutient que la directrice lui a fermement barré le chemin, allant jusqu’à «  lui attraper la veste  », et qu’il l’a alors repoussée. Dans le mouvement, la quinquagénaire avait heurté un mur situé juste derrière elle. Les témoins ont attesté de la violence perpétrée contre la directrice, mais pas d’un quelconque geste de celle-ci à l’encontre du père énervé. Ce dernier avait poursuivi son chemin, déposant son beau-fils en classe, puis il avait encore insulté la directrice en repartant. La quinquagénaire a ajouté qu’il avait craché dans sa direction en quittant les lieux, ce que le prévenu dément.

    Déjà un casier judiciaire

    Un certificat médical avait attesté d’une marque rouge au niveau du cou de la partie civile, qui a été en incapacité de travail pendant huit jours. Présente à l’audience, celle-ci a expliqué qu’elle n’aurait «  pas pu laisser passer une telle scène sans réagir  ». Le prévenu a quant à lui confié qu’il avait été lui-même harcelé par des plus grands, quand il était gamin, et que ce que son beau-fils subissait lui était donc particulièrement insupportable. Il soutient -l’école le dément- que le problème avait été reporté plusieurs fois aux autorités scolaires mais que les choses n’avaient pas changé.

    Le Liégeois, actif dans le monde sportif, a un casier judiciaire comportant des faits de coups et blessures, d’association de malfaiteurs ainsi que du roulage, avec un délit de fuite. Le ministère public estime qu’une formation de gestion de la violence et qu’un suivi psychiatrique pourraient être opportuns pour l’aider à gérer son impulsivité. Ainsi, la peine de 18 mois qui a été requise pourrait, a proposé la substitut, être accompagnée d’un sursis probatoire. A la défense, Me De Fabribeckers a sollicité, pour la seule partie de scène que son client reconnaît, une peine de probation autonome ou, à titre subsidiaire, une peine avec sursis probatoire. Le jugement sera prononcé le 21 mars.

  • Tueur en série: le film de la mort et du viol diffusé à huis clos

    Photo News
    Photo News

    Il s’agit de l’intégralité du film, d’une durée de 40 minutes, ont fait savoir les enquêteurs mercredi après-midi.

    Les parties civiles avaient appelé le président de la cour, Dirk Thys, à une diffusion à huis clos. Le parquet et la défense de Renaud Hardy étaient du même avis. L’audience de mercredi sera suspendue après la diffusion.

    «Ces images sont ce qu’elles sont: d’une cruauté immense, inégalée», a commenté Jos Vander Velpen, avocat de proches de la victime. «C’est la toute première fois qu’un auteur filme ce type de crimes - assassinat, viol, torture. Les morts aussi ont droit à leur ’privacy’».

  • Gial: Proximus paie «des vacances aux USA» à l’échevin

    Mohamed Ouriaghli, échevin bruxellois et président de Gial.
    Mohamed Ouriaghli, échevin bruxellois et président de Gial. - D. C.

    Avant même que l’audit du centre informatique de la Ville de Bruxelles (Gial) ne soit commandé et que ses résultats – un consultant / directeur informatique payé par l’ASBL depuis… 18 ans comme indépendant 1.000 €… par jour – puissent créer le scandale, la Ville de Bruxelles avait – pour rappel – licencié l’ancien directeur général de Gial pour «  rupture de confiance ».

    Dans la foulée, sous l’impulsion de son échevin de l’Informatique Mohamed Ouriaghli, plainte contre X avait également été déposée au pénal. Notamment suite à des «  soupçons de corruption » dans l’attribution de marchés publics lancés par Gial.

    On était fin 2016. Il était alors, entre autres, question de « vacances aux Etats-Unis » payées par… des soumissionnaires à l’ancien directeur général de Gial et à deux de ses collaborateurs également mis à la porte simultanément.

    Interrogé à cette époque, l’échevin PS s’était bien gardé de dire qu’il était de la partie aux États-Unis en sa qualité de président du conseil d’administration de Gial comme l’ancien directeur général de Gial, Yves Vander Auwera, le révèle aujourd’hui «  Il - Mohamed Ouriaghli, NdlR - a assisté là-bas à certaines réunions mais c’était relativement passif (...) On n’était pas que deux : les autres participants pourront témoigner que si moi j’ai bien participé activement à tout, ce n’était pas le cas pour tout le monde. C’est tout ce que je peux dire ! »

    Et Yves Vander Auwera d’ajouter : «  Je trouve scandaleux et même un peu malhonnête qu’il ait pu dire qu’il s’agissait de vacances sans dire qu’il était parti avec moi. Ce n’est pas moi qui l’ai invité ou poussé à aller à ce voyage d’études. Il ne faut pas exagérer tout de même. Il est majeur et vacciné ! Il a été invité par le consortium. Il a d'ailleurs envoyé sa propre assistante participer aux séances d’information. »

    Proximus répond

    Qui a payé leur « Silicon Valley Tour » ? «  Proximus », indiquent plusieurs sources, «  au moment où Proximus soumissionnait à un marché public lancé par Gial, ce qui pourrait représenter une infraction à la loi sur les marchés publics. »

    Face à ces accusations, Proximus répond : «  Yves Vanderauwera et l’échevin Mohamed Ouriaghli, nous ont accompagnés lors de ce voyage d’étude en 2016 qui se déroulait avec des fournisseurs/ partenaires ayant leur siège ou leur département R&D dans la Silicon Valley ainsi que la chambre de commerce belge. » Et le porte-parole de l’entreprise de télécoms de conclure : «  L’invitation avait été émise à une époque où aucun appel d’offre n’était en cours. Pour info, tous les invités devaient participer aux frais ainsi qu’à leur logement. »

    Réinterrogé à ce propos, l’échevin Mohamed Ouriaghli répond : «  Je ne suis même pas au courant que c’était Proximus qui payait. Moi, j’ai été invité par Gial. En tant que Gial, j’ai une direction qui me protège en principe et qui m’invite à une mission à l’étranger. J’ai participé à cette mission effectivement, mais moi, voilà, je fais confiance et maintenant il y a eu tout ça qui a fait qu’on a dû porter plainte au pénal. » Quant à savoir s’il s’agissait ou non de vacances sponsorisées dans son chef, l’échevin n’a pas souhaité commenter, se retranchant derrière «  le secret de l’instruction » qui serait toujours en cours.

    Yves Vander Auwera estime, lui, ne pas avoir été licencié suite à ces «  soupçons de corruption » mais à cause de ses questions sur la légitimité du contrat du fameux consultant/directeur informatique

    D. H.